Vidange 2012, le jour j, l’instant i, le temps t !

 

Ah ! Il fait moins le malin sans son eau, hein ?! ^_^

Et pourtant, peu de photos de l’évènement.. Je tâcherai de programmer un(e) photographe la prochaine fois. Difficile de bosser de l’intérieur de l’étang, du fond du puits, ou de faire passer des seaux de poissons avec un appareil dans les mains.

Bon, je me serais bien planqué derrière mon appareil cette année, mais cela n’aurait pas été très sympa pour les nombreux amis volontaires de passage, dont certains ayant une certaine expérience des vidanges d’étang, c’est important ! Le poisson est vivant et très sensible. Moins on se plante, mieux il survivra !

Après avoir fermé, la veille, la bonde de l’étang, afin d’éviter d’avoir à repêcher de nuit comme l’année dernière, je me suis donc levé tôt ce dimanche matin pour rouvrir la bonde, toujours une joie de faire ça tout seul. Il faut que je trouve une solution pour mes vieux jours, parce que je ne le ferai plus ainsi, passé un certain âge, si je le dépasse. ;o)

Parce que soulever un bouchon, avec la pression d’eau d’un étang qui appuie dessus dès qu’on libère le moindre filet d’eau, c’est tout simplement impossible à la main !

Dès qu’on soulève le bouchon, l’eau s’infiltre par l’évacuation, mais avec toute cette eau, le bouchon est de suite aussitôt à nouveau réaspiré, impossible de le retenir ! Et encore, il est réaspiré quand vous êtes arrivé à le soulever, parce que, en général, l’aspiration est de toute façon telle qu’un filet suffit à aspirer/maintenir le bouchon au fond du trou qu’il bouche.

Même en passant une barre à mine (grande barre de fer très solide) et en faisant levier pour lever l’anneau vers le haut, c’est impossible tout seul, ça ne bouge pas.

Heureusement, un ami très bien équipé (oui, j’imagine qu’avec de tels mots clefs, les moteurs de recherches vont rediriger vers cet article moult types de visiteurs ou visiteuses… :o) ), dont je tairai ici le nom, pour les mêmes raisons 😉 , a  justement l’outil qu’il faut, sans blague !

A droite, lourde, glissante, mais purée, quelle puissance ! quelle efficacité ! Malheureusement, elle se sera blessée mortellement en passant le puits, quelle n’aurait pas dû passer. Elle sera donc passée par notre cuisine. Elle, car avec tous les œufs qu’elle avait en elle, aucun mâle, brochet ou non, ne pouvait concurrencer.

On le voit ici juste à côté d’un des rares cadavres (et hop! encore plein de lecteurs bizarres grâce à ce mot clef ! euh, en fait, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne chose… ;o) ) de cette vidange (en dehors des petits poissons qui sont beaucoup plus sensibles, j’ai dénombré deux-trois grosses carpes, coincées ou trop blessées, et ce brochet).

Un cric à cliquet, à l’ancienne, intégré dans cette pièce de bois. Il soulève plusieurs tonnes, et aussi mon bouchon.

Bon, à maintenir, tout seul, en milieu humide, au-dessus d’un puits de plusieurs mètres de profondeur avec la crainte qu’il n’y tombe, annulant ainsi au dernier moment tous les efforts des jours précédents, sans compter les difficultés pour le récupérer.

Une photo du puits datant de la 1ère vidange.

Pas facile, donc, de le maintenir, tout seul, au-dessus d’un puits de plusieurs mètres de profondeur, avec de l’eau jusqu’en haut, pas comme sur la photo ci-dessus, en remontant, click après click, le quillon, qui, trempant toute l’année dans l’eau du puits, pèse tout de même son pesant d’eau, de bois, d’algues. Et font de ce quillon un objet assez difficile, voire impossible à saisir, maintenir, sortir. Tout long, glissant et lourd qu’il est (et hop! encore des nouveaux visiteurs/visiteuses).

Bon, là, il est déjà tout sec, mais comme dit, les photos sont prises quand c’est possible… :o)

Surtout quand on doit déjà maintenir, tout seul, au-dessus d’un puits de plusieurs mètres de profondeur un cric à cliquet, à l’ancienne, intégré dans une pièce de bois et pesant déjà son pesant d’ennuis, de bois et de ferraille d’antan, robuste et fiable.

Alors, tout seul, le cric en plomb, le quillon en plomb et vase, le tout au-dessus du puits sans fond, à 8h du mat’, après de courtes nuits et longues journées, avec la crainte de tout laisser choir.

Et ce fichu courant qui fait rien qu’a vouloir aspirer mon bouchon comme un fou !

Et pis cette heure qui fait rien qu’à avancer super vite, même sans montre, je sens vite ces choses-là ! Le temps passe toujours trop vite de toute façon.

Il faut que l’étang continue de se vider ! Il faut arriver à faire en sorte que la pêche se fasse à l’heure prévue ! Pas facile.

Tout comme pour les cuisinières à bois où il faut prévoir la température et le bois qu’on y insère en fonction, il faut arriver à faire ici en sorte de ne pas me tromper de 3h.

Une fois le bouchon ôté, il n’y a plus qu’à accueillir les arrivants, boire du café, et attendre le bon moment. Au moins, celui-ci est assez facile à prévoir, le bon moment, c’est tout simplement le dernier. :o)

Car, quand l’étang termine de se vider, le poisson sort avec les dernières eaux. Il faut donc être prêt pour ce moment-là, tout les poissons sortant plus ou moins en même temps.

Tout doit donc être prêt pour le moment m. :o)

Moment assez court, comparé aux jours qui ont précédé, mais assez intense, il faut veiller aux différents postes, vérifier que tout soit fluide, que rien ne bloque l’avancée de la masse finale : l’eau et les poissons, suivis par une coulée de boue qui emporte tout ce qui reste sur son passage.

Les derniers poissons sont sortis des bacs temporaires vers les bacs situés plus haut.

Je ne sais pas si c’est à cause des changements d’eau de ces deux dernières années, ou à cause de l’espace soudain pour chacun suite aux nombreux décès de l’année passée, mais les carpes, qui pourtant ne dépassaient jamais les 30-35cm habituellement, avaient bien grandi. Je pense qu’on en a vu qui devaient faire dans les 40cm. Voui, pas de photos, désolé.

Beaucoup de carpillons (jeunes carpes de l’année (5-6cm)), et bien peu de carnassiers, sur les 5-6 brochets remis à l’eau l’année dernière, seuls deux avaient survécu, dont une femelle qui vient de mourir. Et, à l’heure où j’écris ces lignes, on aurait repéré, proche d’une rive de l’étang, le deuxième brochet, sur le ventre. Bref, plus de carnassiers pour l’instant. Je suis sur l’affaire et devrai pouvoir en remettre avant le printemps, voire pendant l’hiver si cela est possible.

Alors, une fois les derniers poissons passés, pendant qu’une partie du matériel est rangé, d’autres s’affairent à boucher à nouveau l’étang, le laisser se remplir pendant une dizaine de minutes, cela suffit à ramener, par des volontaires pagayeurs, plein de vase devant la sortie, ouvrir à nouveau la bonde, accompagner la vase à coup de pelles pagaies et reboucher à nouveau l’étang. Et ainsi de suite autant de fois que le plaisir s’en fait ressentir. :o)

Autant dire qu’au bout de l’équivalent d’une benne, on finit par se dire que c’est déjà ça de parti, en plus du reste.

Le temps de saluer une partie des volontaires, le temps de faire des bises et serrer des mains, offrir du poisson à qui veut en emporter, et ainsi se termine cette phase de la vidange 2012, une étape importante et qui se termine toujours par un bon banquet, encore une fois préparé et organisé de main de maîtresse (grooooar) par ma femme d’amour, et ses volontaires enfants/cuisine (qui ne furent pas que des femmes) qui encore aura su régaler une joyeuse troupe de volontaires affamés qui débarqua alors.

Les amis sont là, les discussions sont joyeuses et toujours aussi intéressantes. Les au revoir saluent en premier ceux qui viennent de loin, merci encore à eux pour cette visite, qui je le sais se refera. Les suivants ne tardent point. La journée était intense.

Mais n’est pas terminée pour autant. Pour moi et Virgile en tout cas, car, pour soulager les bacs à poisson, nous décidons, sur les conseils avisés de ceux qui se reconnaîtront ici, de commencer, dès aujourd’hui, la remise du poisson dans l’étang. C’est ainsi, que pendant une bonne heure encore, Virgile, Darius et moi avons encore emplis des seaux de poissons, carpes et carpillons, gardons et le brochet qui restait (qui semblait en relative bonne forme pourtant, comme quoi), pour les descendre, à l’échelle, jusqu’à les relâcher dans l’eau en y plongeant le seau doucement.

Ainsi, nous augmentions les chances de survie des poissons qui allaient passer la nuit dans les bacs en leur laissant plus de place, plus d’oxygène. Même si cela rallongeait encore cette journée.

Merci les enfants en tout cas. Puisque le lendemain matin, on terminait le boulot, toujours à coup de seaux. La pêche au canard dans les foires, où tu paies 4euros la partie de pêche pour trois canards et une daube en plastoc, c’est vraiment un autre monde, à côté de cette pêche-ci, à chaque coup on gagne, et pas de la daube, mais de la carpe, qui bouge et fait des ploufs. Un bon moment pour les enfants, et pour les poissons aussi, car nous avons la joie d’avoir des enfants qui respectent les animaux, et donc le poisson n’a pas plus souffert que si des adultes avaient pêché dans ces bacs, avec le même plaisir retrouvé des pêches de foire, sans nul doute. ;o)

Mais, je le sais déjà, tout ne fait encore que commencer, le prochain chantier a déjà démarré, l’eau monte, le principe est simple, le finir avant que l’eau ne monte trop.

Cette mission, et je l’ai déjà acceptée, va nous emmener faire un tour de l’île, un quart de tour suffira même…

La mission, rejoindre le pont de pierres avant la montée des eaux…

A suivre, donc… ^_^

Dernier jour avant la vidange 2012. j-1

La vidange d’un tel étang est un évènement de taille ! Pour nos modestes personnes en tout cas. ^_^

Et par-dessus tout, il faut que le poisson survive à tout ce chambardement !

Et au milieu coule… un étang.

C’est un évènement stressant pour les êtres vivants dans l’étang. Il va d’abord se vider petit à petit. Le poisson va rester jusqu’au dernier moment dans l’étang, inquiet de tout ce remue-ménage troublant l’habituelle quiétude des lieux. Au dernier moment, avec l’eau du fond de la baignoire, le poisson, déjà dans une promiscuité angoissante avec ses congénères, ou prédateurs, nés de toute façon dans la même galère, va se retrouver précipité au travers d’un trou de quelques dizaines de cm, passer un premier tunnel d’un mètre environs, traverser le fond d’un puits pour plonger en son milieu dans un trou d’une toute petite trentaine de cm de diamètre (voire plutôt 25cm), passer de suite un premier coude taillé dans la pierre à quasi 90°, et suivre alors l’eau, qui coule rappelons le avec une pression très forte, sur une bonne quinzaine de mètres dans un tunnel passant à 4m sous la digue. Le poisson débouche alors, à la sortie, dans une nasse installée là pour l’occasion et y être pêché une première fois dans une épuisette, mis dans un seau s’il est chanceux et ainsi directement aller dans un bac situé plus haut où il tentera de se remettre de tout cela et de comprendre ce qu’il fait là et ce qui vient de se passer. Et pour les moins chanceux, bien que le mot ne corresponde de toute façon pas à la réalité de leur situation, ils seront mis d’abord dans un bac temporaire, puis pêché une deuxième fois et partiront rejoindre leurs congénères plus haut. Tout ce petit monde devra supporter ensuite, le lendemain, une vidange du bac de stockage, une pêche à l’épuisette, un voyage dans un seau avec d’autres poissons, puis, après une descente à l’échelle, ils sont enfin doucement remis à l’eau, en trempant le seau directement dans l’étang.

Survive qui peut !

Et encore, toute cette cascade d’épreuves , c’est si tout se passe bien, rappelons-nous, ou non, notre première et deuxième vidange.

Il faut donc préparer tout cela soigneusement, ce qui m’est toujours un peu difficile. ;o)

Voilà comment cela se passe ici, au Bief.

La veille de la vidange, tout doit être prêt le soir, pour que la pêche se déroule au mieux le lendemain matin.

Pour commencer, il faut du matériel :

  • Des seaux ! Beaucoup ! Et des larges si possible ! J’ai peu de larges justement (j’ai surtout des seaux de chantier en caoutchouc noir, j’ai laissé ceux avec de la chaux de côté :o) ), et les poissons, les gros surtout, apprécient moyen les transports dans cette ambiance boîte à sardine. Il faudra que j’améliore ce point, les trajets courts n’en sont pas moins inconfortables et stressants.
    Il faut beaucoup de seaux, car, entre le point de sortie ou les bacs temporaires et les bacs définitifs plus haut, cela fait beaucoup de trajets. Pendant ces trajets faits par les membres de l’équipe de transport (oui, oui, chacun son rôle, j’y viendrai plus tard), le poisson, lui, continue de sortir, il faut donc pouvoir continuer à remplir des seaux. Si les seaux viennent à manquer, cela cause des soucis aux poissons qui se retrouvent alors plus nombreux redirigés vers des bacs temporaires situés près du point de sortie. Cela veut donc dire aussi qu’ils devront être repêchés pour aller vers les bacs définitifs, situés plus haut, près de l’étang. Ils auront donc un stress supplémentaire. Or, le stress tue chez les poissons aussi. Il faut donc assez de seaux pour ne pas casser le rythme. Pour nous, une petite douzaine suffit, mais c’est aussi parce qu’il y a assez de volontaires pour l’instant, les seaux tournent vite.
  • Des épuisettes. De vraies épuisettes !!! Pas des épuisettes de supermarché ou de rayonnage de pêche standard. Il faut trouver des épuisettes professionnelles, dédiées aux vidanges d’étang. L’utilisation est alors différente, beaucoup de charges en peu de temps. Il faut du robuste. Je le sais pour en avoir déjà cassé plus d’une. Surtout l’année dernière, mais c’était un peu particulier
    J’ai une adresse pas trop loin pour en trouver, il faut que je prenne le temps cette année d’aller en chercher, car, pour m’en faire prêter chaque année, elles sont vraiment différentes (manche en métal épais, maillons en ferraille, mais très souples, qui respectent le poisson, grandes).
Des épuisettes pour les vidanges d’étang !
  • Des bacs ! Il y a les bacs définitifs, les bacs temporaires, le bac avec l’eau de  réserve. Le nombre doit sûrement varier en fonction des étangs de toute façon.
    J’ai acheté trois grands abreuvoirs de 1100l en plastique (en promo dans un magasin du coin. Ben oui, vous n’avez pas ça, vous, au supermarché d’à côté ? pfff, on trouve jamais rien en ville… ;o) ). Ce sont les trois bacs dans lesquels les poissons vont attendre 24h, le temps qu’on vide un peu la vase et que l’étang se remplisse à nouveau un peu.
Nos piscines d’été…

Je me fait prêter aussi deux petits bacs dont on se sert comme bacs temporaires, près du point de sortie (cf première photo, avec les bacs blancs). Un troisième sera sûrement installé l’année prochaine. Deux faisaient un peu juste aux moments les plus chauds de la pêche.
Le dernier bac est un bac que l’on remplit d’eau, et qui est là au cas où on en aurait besoin, on l’aperçoit en arrière-plan sur la photo ci-dessus. Car une fois l’étang vidé, s’il y a un besoin urgent, ou non, d’eau, ce bac peut nous éviter de sinistres allers-retours. Il n’a encore jamais servi, pour les urgences en tout cas, mais c’est toujours sympa d’avoir de l’eau pour se rincer les mains, ou laver des outils, des tasses ou des verres… hum….

  • Une motopompe est un plus intéressant, car remplir tous ces bacs avec des seaux est tout simplement un pari bien trop aventureux en cette veille de vidange, surtout que les efforts physiques pour mettre tout cela en place et tout préparer ne manquent pas. 1100l quand même, fois trois… plus les autres bacs… brrrrr….
    La motopompe va donc me servir à chaque vidange, je voulais aussi une motopompe qui me permettra de remplir des bacs pour notre futur verger/poulailler/bergerie (je reviendrai sur tout cela cet hiver), qui se situeront plus haut que l’étang, et comme j’ai constaté qu’au Bief, tout prenait toujours des dimensions importantes, on a choisi une motopompe en fonction.
    Mais au fait, c’est quoi une motopompe ??? :o)
    Ben, c’est une pompe qui aspire l’eau, et ses grosses particules caillouteuses (le diamètre dépend des pompes) par un tuyau, et recrache le tout par un autre tuyau. C’est ce qu’utilisent les pompiers quand ils viennent vider les caves, ou les RDC inondés.
    Voici la nôtre. Je la mets en photo ici, car elle est très belle. Si, si…
Oui, oui. On a pris un modèle avec roues… Il faut dire que je suis plus souvent seul pour la manipuler, cela facilite grandement le transport.

Ce que la photo ne dit pas, c’est aussi qu’elle est assez puissante : 1000 litres par minute environ ! Avant que je ne comprenne que, pour simplement remplir des bacs situés à proximité, je pouvais faire cela à puissance réduite, j’étais déjà trempé. car sinon, j’étais comme dans un dessin animé, tentant de maîtriser un tuyau de 75mm de diamètre qui giclait puissamment de l’eau dans tous les sens. Comme un petit chimpanzé tentant de maîtriser la trompe de l’éléphant. Bref, j’étais trempé. Mais confiant quant aux performances de la motopompe pour son usage futur. ;o)

  • Un balai à poil dur. Genre un balai pour l’extérieur. Il sert à balayer la grille de toutes les feuilles mortes, ou de tous les branchages, et autres joyeusetés qui viennent empêcher l’eau de s’écouler correctement à l’endroit où le poisson est pêché.
  • Des pelles. Parce que cela sert toujours. Ici, les pelles servent souvent à ramener la vase de l’intérieur de l’étang vers le sortie, on s’en sert comme d’une pagaie.
  • Des volontaires. Oh oui ! C’est vraiment mieux à plusieurs ! Car la pêche est brève, mais intense. Il faut donc des bras, des grands, des petits, ils sont tous les bienvenus. C’est aussi ce qui rend ce moment toujours assez intense émotionnellement (nos vieux instincts de chasseurs face à l’abondance sûrement, ou la joie de partager une tâche commune dans la bonne humeur et l’attention. Ou la tension, je ne sais plus… En tout cas, merci encore à tous, comme d’hab, nous somme toujours très heureux de voir venir tout ce petit monde, curieux et motivé, sympathique et courageux, volontaire et audacieux, imaginatif et collaboratif. Troisième vidange et troisième aperçu de la gentillesse et de la sympathie des amis et habitants du coin ou non qui viennent nous aider chaque année.

Ainsi, cette année, pour enfin clore cet article et cette journée précédant le jour de pêche, contrairement à l’année passée, j’ai été très vigilant sur le niveau de l’eau.

Il faut en effet commencer à vider l’étang le jour d’avant, pour pouvoir pêcher le lendemain matin. J’ai donc ouvert la bonde de la grande baignoire le samedi matin, avec l’idée de refermer le tout en toute fin d’après-midi. Pour rouvrir  enfin le dimanche matin, tôt, pour que la pêche puisse avoir lieu vers 10h.

Sachant que :

  • l’étang e fait 57 ares – 1 île î sur une profondeur p allant de 0mm à plus de 2m30
  • Que l’eau sortante o- coule à une vitesse v dépassant celle du ragondin r au galop.
  • Qu’un brochet b aura, au prix de sa vie v, empêché pendant 1 minute 34 seconde l’écoulement de l’eau en se blessant mortellement lors du coude c à 90°.
  • Que le temps t mis l’année dernière par la précédente vidange sera le même – la quantité de vase enlevée qve alors + la quantité de vase créée qvc depuis.
  • L’eau o+ chaque instant qui arrive dans l’étang représente une quantité totalement inconnue, que l’on suppose à plus de deux litres par instant i

Alors :

  • A quelle heure h me coucherai-je cette année en cette veille de vidange d’étang ?
  • Quelle est la formule mathématique fm à développer pour prévoir une vidange le lendemain à 10h ?

hein ? alors ?

Qui a dit que le coup du problème d’école de la baignoire qui fuit ça ne servait à rien dans la vraie vie ?

Cela dit, je ne sais pas plus le résoudre dans la vraie vie non plus, les variables y sont bien trop peu négligeables.

Vidange 2012… ENFIN !!!! j-n

Non, c’est même pas un matin brumeux, mais une journée brumeuse… et humide. :o)

Et oui ! Enfin !

Pour cette troisième édition, grâce à toutes les personnes présentes, grâce à toutes les variables qui ont eu la bonne idée de se fusionner en une seule et belle réussite, grâce aux éléments aqueux et vivant qui se sont donnés l’atome de savoir-vivre nécessaire pour se laisser couler vers la sortie sans trop périr, et grâce à beaucoup d’autres choses encore qu’il serait bien trop long de tenter d’énumérer dans cette simple introduction, cette vidange 2012 de l’étang du Bief s’est plutôt bien passé !

Et ça, au vu de la première vidange, et de la seconde, c’est donc plutôt une très bonne nouvelle !

Le travail préparatoire d’un tel évènement est assez lourd, le travail en soi aussi, et le travail qui suit l’est tout autant ! La fatigue et les efforts physiques s’accumulent sur plusieurs grosses journées, une vidange représente une semaine assez chargée. Surtout quand il faut la fusionner avec le calendrier d’une semaine courante, avec son lot de travail quotidien.

L’étang fait un demi hectare, les poissons sont nombreux (bon, moins ici depuis l’année dernière, mais tout de même, 80 poissons de 3 kilos, plus les seaux de petits poissons, ça fait quelques centaines de kilos à gérer), le matériel nécessaire est imposant. Le nombre de personnes à réunir nécessite un Doodle à compiler au téléphone classique. Il faut gérer une liste de tâches pas trop longue, mais importante, car le jour venu, pendant l’heure où va se dérouler la pêche, il va s’agir de traiter et manipuler ni plus ni moins que des centaines d’êtres vivant, en souffrance et apeurés, sensibles à la douleur et au stress, même s’ils ne nous le crieront pas.

Pour éviter l’hécatombe, il faut donc s’organiser. Il faut avoir avec soi des personnes d’expérience, et aussi de la main d’œuvre. Et du matos.
Oui, quand on parle gros chantier, on dit matos, et pas matériel ! ^_^

Bon, pour commencer, et terminer cette simple introduction, hum, il fallait aussi pour cette année une innovation par rapport aux années précédentes…

Malgré le brouillard environnant, on la devine bien ici.

Mais ! Mais ! Un trou en plein champ ?!?

A moi le trésor de la momie !!!!

Hein ? ah non, en fait, c’est juste une buse en béton (un tuyau en ciment quoi) de 80cm de profondeur environs, et, à mi-chemin, un tuyau part perpendiculairement rejoindre un tuyau un peu plus gros situé à une bonne vingtaine de mètre plus bas dans le champ, qui lui-même va jeter à 800m (? environs…) l’eau du trop-plein de l’étang.

Eh oui ! De nombreuses années plus tard, la voilà en tout cas à nouveau à l’air libre cette grille, prête à recueillir à nouveau les eaux s’écoulant par la sortie. Pas l’eau de vidange, car la pression et le débit y sont là bien trop important pour ce tuyau de quinze / vingt cm de diamètre. Mais les eaux de ruissellement qui s’échappent et coulent par là, oui !

C’est autant de moins qui ravinera le champ, et puis c’était dommage de ne pas utiliser ce tuyau installé là (avec tant d’énergie(s)) pour cela.

Bon, bien sûr, il a fallu pour cela retrouver d’abord l’endroit, et puis ensuite il a donc fallu creuser, et creuser, puis creuser encore pour dégager toute cette zone plus profondément encore. Une petite terre bien argileuse et trempée, tassée par les dernières vidanges et les vaches, un vrai délice. Rien de bien trop lourd, mais c’est surtout qu’il y en a beaucoup. :o)

Et puis, il a fallu aussi faire tout cela avant que notre équipe d’experts ne vienne installer le système de pêche déjà utilisé par le passé. Il faut déjà bien du temps pour le mettre en place, et le fixer solidement en l’arrimant avec de gros piquet en bois à enfoncer profondément. Il faut dire que la pression de l’eau sera forte.

Nous verrons de toute façon que toute cette terre repoussée n’est rien en comparaison des travaux effectués dans l’après-vidange… mais ça, ce sera pour une prochaine fois, après la vidange elle-même.

 Et avant cette vidange, il y a le jour précédent la vidange, jour que je vous conterai très bientôt…

Ma goutte d’eau pour la sécurité sociale…

… et elle ne fera déborder aucun vase, AMELI me dit merci !

Oui, car, comme pour un récent cas, la situation actuelle présentée par l’assuré, cette fois-ci, est bien dangereuse aussi pour la société civile, pour la sécurité de tous, pour le bien de chacun, et donc aussi des miens.

On pourrait croire que l’urgence est plutôt à l’intérieur, qu’à l’extérieur, de la maison, mais ce chantier devenait finalement urgent, suite à un deuxième (ou énième ?) dérapage d’un ami qui passait par là et qui avait marché sur la pierre. C’est vrai que, de nuit comme de jour, parfois, entre cette pierre à gauche qui penche légèrement, celle du milieu qui bouge comme une balançoire, et celle de droite qui part encore plus vers la droite, il est aussi difficile de choisir son bourreau.

Alors, avant qu’une véritable torsion de la cheville ne se produise, ou qu’un crâne n’éclate partiellement et me salisse mes belles pierres, j’ai donc pris la décision de reculer certains travaux en cours, et de me pencher sur cet escalier.

Le reste en image… Après tout, il ne s’agit que de quelques marches, pas la peine d’en faire une encyclopédie, même si cela n’enlève rien au travail effectué et au temps pris. :o)

Bientôt à l’ombre ! Enfin, un jour en tout cas…

Il y a peu, j’ai appris une chose. Une petite chose toute simple.

Quand je l’ai apprise, je me suis senti un peu bête, parce qu’en y réfléchissant mieux, cela semblait pourtant évident.

Non, les pommes de pin ne sont pas les graines des sapins. Ce sont les fruits qui abritent les graines de ces sapins !

Aaaaah, ben oui. J’avions plévenu ! C’était un peu bête, mais je crois bien, jusqu’à ce que je constate le contraire, que j’avais toujours pensé inconsciemment que la pomme de pin était en quelque sorte la graine des conifères.

Je dis je crois parce qu’en fait, je crois que je ne m’étais jamais trop posé la question avant ! (^.^)

– Mais avant quoi, Antoine ?
– Ben, avant que j’en plante moi-même pardi !

Oui, je sais, je me parle un peu tout seul parfois…. ^_^

Donc, cet été, j’ai eu l’occasion d’aller ramasser quelques pommes de pins de pins parasol, avec l’idée d’en planter ici, au Bief. Aaaaah! Les pins parasols ! Qu’est-ce que c’est beau ! Qu’est ce que c’est haut aussi !

Nous avons donc ramassé quelques pommes de pins, et quelques kilomètres plus tard (il faut dire qu’on a été les chercher près de Rome tout de même… Aha, bé voui, faut ce qui faut !), en me demandant comment j’allais planter tout ça, je me suis aperçu de la présence des graines. J’avais tout ce temps entassé un petit sac de pommes de pins sur tous ces kilomètres, pour m’apercevoir à la maison que ce que je cherchais, en fait, se situait à l’intérieur des « pétales » de la pomme de pin, posé délicatement dans le réceptacle prévu à cet effet !

Bon, passons sur cette quarantaine d’années d’errances et de croyances étranges sur la reproduction des conifères, et j’ai récupéré en tout cas une bonne vingtaine de graines. Ce qui est peu, au regard du sac ramené jusqu’ici. Car nous n’avions pas choisi les pommes en fonction du nombre de graines qu’elles avaient et de leur apparence/état, mais seulement pour leur apparence/état! Capice ? :o) Nous avons donc même eu de la chance d’avoir pu en récupérer autant tout court.

Je les ai semé dans une jardinière avec un volume de sable, 1 volume de terreau de rempotage standard et 1/2 volume de compost. Mélange composé tout à fait au hasard (je me suis souvenu que je faisais à peu près pareil pour mes cactus quand j’étais plus jeune (sans le compost ;o) ) et j’ai juste transposé, soleil et type de sol parfois assez similaire, d’ailleurs, il n’est pas rare de croiser des cactées là où se trouve le pin parasol). Et j’ai laissé le tout dehors, mi-ombre mi-soleil, en arrosant quand c’était trop sec, avec de l’eau de pluie de récup.

Bref, j’ai eu de la chance, 4 graines ont survécu à ce joyeux traitement, espérons que les pins parasols n’en seront que plus résistant.

Pour l’instant en tout cas, ils poussent, ils sont tout mimis, avant de devenir beau puis magnifiques ! ;o)

Je les rentrerai très prochainement, pour les ressortir aux beaux jours. La mise en terre se fera plus tard, on verra déjà qui est encore là au printemps 2013.

On a prévu une serre pour les cultures, peut-être les pins iront y passer quelque temps, on se renseignera d’ici là.

J’ai trouvé un petit article sur un petit site sympa : Une « pomme de pin », c’est vraiment une pomme ? où on apprend aussi Pourquoi les coquelicots poussent souvent au bord de la route? ou Pourquoi les orties piquent? et plein de petites choses intéressante…

Juste à temps !

Voui, voui, on ne saurait dire mieux. Comme vous pouvez le voir sur la photo, ce chantier-là a pris, soudainement, une urgence qui n’était pas programmée si tôt.

Notez, j’avais déjà prévu de le faire en urgence, mais je ne la voyais que d’ici 2-3 ans. ^_^

Mais voilà, un vilain coup de vent a, cet été, un peu accéléré le processus, et j’ai dû très rapidement modifier mes plannings ministériels pour opérer le malade sur le champ. En commençant par étayer un peu mieux tout cela, car ouida! Avant, ça tenait juste avant avec l’étai de droite, celui devant le vilain mur de ciment, qui cela dit, maintient aussi, tel un plâtre (le comble du ciment!) sur un membre partiellement émietté, ce mur encore debout. Il nous doit bien cela car, grâce au ciment qui a contribué à la chose, le mortier de chaux existant, ne pouvant respirer grâce à ce matériau gris et étanche qui le recouvre, a plus rapidement perdu de sa superbe.

Bon, en voyant la photo ci-dessous, on utilisera le terme « superbe » avec une juste retenue… :o)

Tout cela tenait donc vraiment un peu par la magie des forces cosmiques, et surtout gravitationnelles, qui nous gouvernent aussi.

Alors, avant que :

  • une partie du bâtiment ne s’effondre, occasionnant alors des travaux d’un coup beaucoup plus lourds, et pas seulement financièrement. Je pense là aux heures supplémentaires de travail, et surtout à ces jambages en pierre (les gros cailloux jaune verticaux (non, ce n’est pas le nom d’une nouvelle couleur … )) que, franchement, je n’avais pas du tout envie de devoir ensuite remettre debout, chacun faisant ses dizaines de kilos chacun.
  • l’hiver n’arrive
  • ne reparte une sympathique équipe de maçon qui travaillait par là (j’y reviendrai bientôt) justement cet après-midi-là

J’ai, avec un petit coup de main donc, étayé plus sérieusement la toiture et la porte existante, comme sur la photo ci-dessus, afin que tout ceci se stabilise un peu, que je puisse tout de même travailler un peu plus en sécurité, voire travailler tout court en fait. :p

Par la suite, j’ai ajouté encore quelques étais afin de vraiment stabiliser les jambages, et surtout pour pouvoir les redresser correctement !

Une petite vue intérieure…

Oui, il fallait donc agir.

1 volume de sable 0-4mm, 2,5 vol de chaux NHL 3.5, de l’eau et hop, on obtient un mortier au poil…

Y a plus qu’à.

Bon, évidemment, là, en diaporama photo, on se rend pas bien compte des quelques bétonnières, de tous ces cailloux déplacés, de tous ces frottements sur toutes ces pierres. C’est un peu physique, relativement peu pénible, car, tout comme pour le jardinage, on est toujours heureux de faire des trucs avec ses mains, ça laisse la tête libre.

Mais, une fois les pierres une dernière fois frottées avec du vinaigre blanc et de l’eau, le résultat est plus sympa. Les pierres en bas à droite sont blanches de ciment, j’arrive pas à l’enlever… rrrrrrrrrr…. ce ciment….. Il a des vertus, certes, mais ô combien de défauts.

En tout cas, je suis content du résultat. En plus que c’est un peu la première fois que je faisais ça.

Et, je le sais déjà, pas la dernière… (^.^)

Une brochure très instructive sur l’IEF

Brochure sur l'instruction en famille

 

J’ai ouïe dire qu’il existait une association qui éditait L’instruction en famille, un mode d’instruction à part entière qui était fort intéressante et gratuite !

Je me suis dit qu’il aurait vraiment été bien dommage de ne pas faire suivre cette information trouvée sur ce site

http://www.lesenfantsdabord.org/l-instruction-en-famille-un-mode-dinstruction-a-part-entiere/

Où on peut lire entre autres :

Cette brochure présente l’instruction en famille : son contexte légal, les motivations des parents, … apporte des réponses aux questions que le grand public se pose sur ce choix encore mal connu comme la socialisation, « est-ce que je saurai ? », l’aspect matériel, …

Elle apporte également des informations sur le contexte politique de la loi et sur ces effets sur la pratique de l’instruction en famille.

Trois pages sont consacrées aux témoignages d’enfants et d’adolescents instruits en famille.

 

SOMMAIRE
  • L’instruction en famille, un mode d’instruction à part entière
  • La liberté de l’enseignement à l’épreuve des apprentissages informels
  • Chronologie d’une loi
  • Contrôles pédagogiques : état des lieux 2010
  • Ce que les familles attendent des contrôles
  • Nouvelle circulaire du 26 décembre 2011
  • Témoignages d’enfants et d’adolescents
  • Les associations nationales
  • Bibliographie

Cette brochure peut être commandée gratuitement, hors frais de port sur les sites suivants :

Voilà, ainsi je peux aussi redonner vie à ce blog qui le mérite bien. Surtout qu’après plusieurs mois sans un seul nouvel article, il compte toujours néanmoins un nombre sans cesse croissant d’abonnés, cela méritait d’être signalé, merci à vous tous. ;o)

J’espère que le prochain article ne sera pas aussi long à venir.
Il faut dire que ça bouge toujours par ici… et le blog en pâtit.
Normal et rassurant cela dit, mais la vrai vie avant tout !

Le jardin de l’année 2011 !

Non non, pas la peine de vous précipiter, il n’est pas question ici de prix et de concours, mais simplement d’un rapide résumé de nos travaux de jardinage 2011.

Je constatais en fait tout récemment que je n’en avais guère parlé jusqu’ici.

Non pas que ces jardineries diurnes soient bien passionnantes, mais pour en avoir déjà traité plusieurs fois ici, je trouvais ça plutôt juste de faire un état de ce qu’il en est cette année.

Et puis pour rassurer tous ceux qui comme moi ne savaient pas trop où ils mettaient les pieds, si ce n’est quelques centimètres sous terre…

Tout a commencé par la révision des buttes des années précédentes. Cette année, pas question de jouer au coiffeur et de continuer à tailler éternellement l’herbe qui pousse inéluctablement sur les bordures. Cette herbe, bien que nourrissante pour les bovins voisins que nous voyons paître une bonne partie de la journée, pousse et repousse sans cesse. Elle repousse même les cultures à l’intérieur des buttes et il faut lutter sans cesse.

Et lutter contre la nature, c’est nager contre le courant. Et c’est fatigant de nager contre le courant. C’est fatigant et sans fin. Sans sens.

Après m’être documenté sur diverses solutions (palissage en bambous, noisetiers ou saules), j’ai opté pour la solution de la simplicité, pas la moins onéreuse (même si le coût reste raisonnable) mais qui offre un rapport durabilité / coût / entretien / montage très favorable : les planches de bois. Il s’agit ici de planches de bois qui servent pour les clôtures (3 cm d’épaisseur).

Rapidement, pourquoi je n’ai pas choisi les autres solutions :

  • Le bambou : invasif ou non, il nécessite en tout cas pour qui veut restreindre son champ de pousse, l’installation d’une BAR (Barrière Anti Rhizomes). C’est une bande de plastique épais de 70-80cm de large et dont on va se servir pour « entourer » la surface occupée par les bambous. Les rhizomes des bambous ne peuvent la percer, et sont donc bloqués par la barrière plastique. La BAR doit être idéalement placée avec un angle de 15% en gros, afin que les rhizomes remontent vers le haut et puissent être coupés avec un sécateur. Je ne suis pas très clair, mais c’est afin que vous vous précipitiez sur l’excellent site http://lesbambous.fr/forum/ où vous trouverez tout ça en clair et décodé. Le but en tout cas était d’avoir une bambouseraie afin de récupérer les troncs des bambous pour m’en servir pour palisser les buttes. J’ai laissé tomber car je n’aime pas trop les trucs invasifs  qui nécessitent des barrière pour ne pas trop déborder, cela entraînait des frais important car la BAR pour la surface que je voulais était d’une longueur conséquente, mais surtout un énorme travail (ou encore des frais avec un tractopelle) pour creuser la tranchée de 80cm pour l’y mettre.
  • Le saule, noisetiers et autres petites branches à palisser. C’est une très belle solution, très économique, mais qui présente l’inconvénient pour qui n’a pas de saules comme moi, de devoir patienter plusieurs années pour obtenir le nombre de branches suffisant pour entourer mes buttes. De plus, c’est un bois qui ne tient pas trop sur la durée, et il faudrait repalisser régulièrement. Bon, sur ce dernier point, n’ayant pas testé, je n’en sais trop rien en fait.
  • Restaient donc les planches en bois. Solution assez sympa puisque j’ai une scierie pas loin, qui vend du bois de clôture local (en douglas (ben oui, pas trop le choix, on contribue donc à la pérennité de ces « forêts » stériles de troncs rectilignes), 3cm d’épaisseur). C’est rapide, disponible et offre une certaine durabilité puisque qu’avec 3cm d’épaisseur, cela devrait tenir au bas mot 5 ans (plus de quinze d’après le scieur).

J’ai donc commencé par transformer certaines de mes buttes

Et puis, au lieu d’en faire deux comme je le prévoyais au départ, avec l’aide de tous les rats taupiers qui se régalaient de tout ce que je plantais dans ces buttes, j’ai pris la décision de déplacer le potager. Je laisse la butte ici en place bien sûr et continue de m’en servir, mais j’ai décidé afin d’éloigner les rats, taupes, mulot et autres rongeurs des cavernes, de rapprocher le potager de notre lieu de vie.

Le bruit, l’agitation, la vie quoi est un très bon moyen de lutte contre les rats taupiers. Surtout avec des enfants ;o)

De plus, le nouvel emplacement profite d’un bâtiment qui protégera les buttes des vents glacés du nord, d’une très belle exposition et j’ai pu installer un système de récupération d’eau de pluie, ce que je pouvais plus difficilement faire avec le potager initial.

Me restait donc juste à faire les buttes. Pour l’instant, je n’ai pas eu trop le temps de m’en occuper vraiment, et n’ai donc pas le nombre désiré, mais je compte m’y remettre cet automne-hiver pour en doubler le nombre, d’au moins un tiers, restons raisonnables et surtout réalistes dans nos objectifs ;o)

Voilà déjà un peu tout ça en vrac et en commentaires…

Au final donc, une grande butte en haut de 1m70 sur 18m environs, quatre buttes de 3-4m2 en bas et une grande butte en bas aussi de 8-9m2, soit environs 55m2 de surface cultivée. C’est peu, c’est énorme, je n’en sais rien, je sais encore que c’est insuffisant pour nous, mais que cela donne déjà de très beaux résultats. Nous avons, en ce moment encore d’ailleurs (grâce à la protection des vents nord et est) de magnifiques courges, des kilos de tomates, des belles betteraves, de beaux poireaux (merci Hélène et Reuben ;o)), et pleins d’autres choses fleuries ou non.

100m2 en 2012 me semble un objectif raisonnable à atteindre. Et 100m2 de culture en buttes, façon Lespinasse et Fukuoka, il y a déjà de quoi pailler et manger :o)